Les Grenadines

Grenade

Pricly Bay est tranquille. Nous croisons énormément d'anglais et d'américains. L'ambiance est spéciale, avec de nombreux services, ici tout semble s'acheter, il n'y a pas vraiment de rencontre. C'est le temps des retrouvailles avec le CNED, de l'acclimatation à l'ambiance tropicale : chaleur, grains qui déversent des pluies très denses et ...moustiques ! Nous nous occupons du Breizh-îles, grutons pile à l'heure, après s'être planté sur un haut fond sans casse. En trois jours tout est bouclé : réparation sur le safran (il en manquait un morceau), spi recousu, anti fouling refait !

"-Thank you very much

- you are welcome"

Nous nous accordons une escapade à Saint George, la capitale. Elle grouille de monde, elle est très bruyante. L'après midi déverse des flots de jeunes écoliers, lycéens, dans des ruelles étroites, tous en costume et cravate même pour les filles à partir du lycée ! Nous nous laissons questionner, nous ne croisons quasiment pas de blancs, visiblement restés dans les hôtels et les mouillages ...

Nous prenons les "bus", en fait minibus qui partent quand ils sont pleins, prix à la tête du client, s'arrêtent aux claquements de doigts ou coup sur la carrosserie, et roulent à fond la caisse, klaxon quasi bloqué. Ici on roule à gauche, et on parle anglais avec des consonnances créoles ... Kenny que nous trouvons dans la montagne nous emmène sur ses terres admirer les chutes d'eau, parcourant un chemin abupte et très glissant au pas de course. Une curieuse rencontre...
Nous retrouvons le soir la quiétude du mouillage.

Petite escapade à Dragon Bay où un gars s'est amusé à couler des statuettes par 5 mètres de fond, avant de rejoindre Carriacou.

Carriacou

C'est une petite île paisible à l'accueil bien sympatique, et à 6 heures de nav de Grenade. Une nav houleuse, la mer est cassante, le vent souffle en rafale, nous sommes contents d'être arrivés, juste avant la nuit ! Nous mouillons pour quelques jours dans une magnifique baie bourrée de poissons ce qui fait la joie des jeunes. Le long de la plage  de petites gargottes en bois sont plantées dans le sable blanc, offrant wifi et de quoi se désaltérer..

C'est dimanche, et à Hillsborough, la ville principale, c'est le jour de la messe pour certains en costume pour l'occasion, c'est le match de foot pour d'autres grillades à l'appui, ou celui de la bière qui coule à flot dans les rez de chaussée des maisons en style coloniale, peintes et décorées, reliées entre elles par des grappes de fils électrique... Salut les jeunes ! Chaude ambiance....

Nous quittons Carriacou pour des îlots de plus en plus minuscules...

On est par là...

Petits, Tous petits...

Petit Saint Vincent, pour un mouillage d'une nuit. C'est une île privée, au nord est de Carriacou. Interdiction de dépasser les limites du restau et des boutiques...hors de prix. On savoure la splendeur des paysages, le coucher du soleil et on redécolle le lendemain. Nous distinguons suffisament la Petite Martinique pour attendre le moment propice pour s'amarrer au ponton où l'on souhaite faire le plein d'eau et de gasoil. Lorsque nous arrivons un voilier est au gasoil. Midi ! le gars de la pompe jette à terre le pistolet, et tant pis pour nos voileux qui n'ont plus qu'à attendre l'heure d'ouverture de l'après midi. Ils s'en vont un peu dépités et nous prenons la place. Une houle nous projette sur le quai. Plus personne pour le coup de main. Le vent monte. Nous amarrons serré. Le ponton en bois semble se disloquer, le taquet d'amarrage tourne et craque à chaque vague. Chaud, chaud, chaud ! on a bien cru partir avec des bouts de ponton...

Union

Direction Union, plein nord, sous des trombes d'eau, 30 à 35 noeuds de vent, sans parler de la houle ! nous doublons Punaise et Morpion, deux îlots de sable avec pour seul abri, une ombrelle végétale, il n'y aura pas de photo mais c'est dans tous les guides !

Nous tentons le mouillage à Clifton, archi plein, archi inconfortable vues les conditions météo, parvenons à jeter 15 mètres de chaines pour 7 mètres de fond, en partie sur une bouée, de quoi énerver les gars qui vendent les bouées. Tchao la compagnie et direction un mouillage pépère à une heure de nav.

Chathom bay est quasi déserte, bien protégée, tranquille et belle. Tout simplement ! Et puis il y a des tortues, toutes peureuses, des pélicans en pagaille, qui plongent et redécollent lourdement, des poissons aux couleurs éclatantes, rayés, aplatis, allongés, gros, petits....et des gens qui veulent vous avoir à manger pour un soir, un vrai festin au vu du tarif négocié. La nuit est noire, pas de lumière sur la berge, ce qui nous rappelle les mouillages déserts de Nouvelle Calédonie, lorsque la lune n'a pas encore pointé le bout de son nez, qu'aucune ombre ne peut être distinguée, les berges se devinent, se sentent...nuit noire, bruits de clapots, rideaux !

Mayreau

Noël approche à grands pas. Nous sommes déjà le 21 décembre. Nous avons l'impression d'avoir fait un sacré bout de chemin. Nous mouillons à Saline Bay en vrais pros du mouillage que nous sommes devenus ! Cette petite île dépend de Saint Vincent, tout comme Union et les îles au nord. Nous passons d'un pays à l'autre, à petits coups de barre, à petits sauts de puce au vu des distances parcourues jusqu'à présent.

Bubule, mouille à proximité, nous les rejoignons le lendemain. Salt Whistle est plus rouleuse. Le temps est toujours très pluvieux, et les grains nous arrosent copieusement à un rythme effréné. On ferme les hublots. On ouvre les hublots, et finalement ça se termine dans l'eau en bons marins tropicalisés que nous sommes devenus ! Ce petit coin des Caraïbe est merveilleux. Allez, on vous le fait en version carte postale, et on en profite pour vous souhaiter de mémorables fêtes de fin d'année !

Un petit tour à terre s'impose. C'est le dernier week-end avant Noël, les vacances scolaires, et une sacrée ambiance à Salt Wistle ! Fête sur la plage, pique-nique avec sono, des gamins de partout qui s'éclatent dans l'eau. Nos pas nous conduisent jusqu'à chez Robert, ou Bob, comme Bob marley. Nous grimpons (un peu) jusqu'au point culminant d'où l'on comtemple les Tobago cays, notre prochaine étape.

Chez Bob

Noël aux Tobago cays

On l'attendait et elle est venue, la fenêtre météo pour les tobago Cays. Une fenêtre météo lundi 23, nous en profitons ! Une petite journée que nous prolongeons malgré les grains prévus, histoire d'en profiter pleinement, histoire de passer Noel dans un paradis...

Ce parc national est fait pour les plongeurs. Masques et tubas sont de sortie. Nous nageons avec les tortues, les touchons même, il y en a de tous côtés... A terre des iguanes sortent des fourrés, le dernier des dinosaures précise Gabriel !

Et lorsque l'on s'éloigne du parc des tortues c'est pour plonger près de la barrière de corail où vivent une multitude de poissons de toutes les couleurs, de toute sorte. Notre plus belle découverte sous marine du voyage !

On improvise avec les moyens du bord un réveillon avec bubule. Un gros grain juste avant la tombée de la nuit nous inonde. Puis un éclair, puis des éclairs en continu, plusieurs par seconde, plusieurs en même temps. Ils déchirent le ciel, allument les déferlantes verdies pour l'occasion. L'air est tout blanc, les îles visibles comme en plein jour toutes clignotantes. Et cela dure, dure, dure... A deux heure du matin, par 35 noeuds de vent, bubule décide de mouiller moins près du corail. Nous , nous ne risquons rien, avec 45 mètres de chaine et une obligation de s'amarrer à une bouée imposée par les gardes du site car on avait mouillé trop près de la bouée. C'est rassurant ! A deux heures du matin nous filmons. Nous sommes sous le charme, fascinés. C'est Eole et Neptune qui ont ouvert leurs cadeaux de Noël : des sabres lazer, et ils s'en donnent à coeur joie. Ca va durer toute la nuit. Un son et lumière, un feux d' artifice à la taille des cieux ! Nous allons nous coucher à moitié rassurés, mais confiants tout de même....

Joyeux Noel !!!

Bequia

Petite halte à Béquia, autre île, autre ambiance. Elle est très colorée, très douce et paisible, le village tout petit et toujours les Incontournables locaux aux dreadlocks et bonnets multicolores, les bars typiques, les vendeurs de tout avec qui il vaut mieux négocier, ici, le touriste passe et repasse, ça se sent ! Bequia pour farniente un petit peu, en regardant la mer, les incessantes allées et venues des barcas offrant leurs nombreux services : eau, gasoil, poissons, boulangerie, laundry... et même poubelles qui sont visiblement bien cachées !!!. Le mouillage est très grand, et de nombreux bateaux sont venus passser Noêl ici. Ils partent les uns après les autres. Nous mouillons par 3,5 mètres de fond, difficilement, car le guindeau nous lâche. Le sel accumulé a rongé une pièce maîtresse. Pas moyen de réparer ici, nous bouclons les formalités de douanes et filons le 28 vers le port de Rodney Bay à Sainte Lucie, où nous aurons plus de chance de pouvoir réparer. En attendant fini les mouillages à moins d'avoir la chance de trouver une bouée !