L'équipage

Marceau

J' adore le bateau mais j' ai peur de me faire manger par des requins.

Je tombe souvent malade car je ne mange JAMAIS pendant les traversées. Je préfère m' amuser avec Anatole (qui mange), défaire les nœuds que maman nous produit. Par exemple en Nouvelle-Calédonie je jouais au WANTED a l' intérieur avec Gabriel ou/et Anatole alors, je suis tombé malade 2 fois !

 

J' aime bien dormir ou jouer mais surtout pas nager avec les requins ! J' aime aussi tenir la barre avec papa pour diriger le bateau, car c'est lui notre capitaine a bord. J' aime bien être au mouillage car on va visiter l' île, on peut nager dans le lagon, l'eau est calme , les poissons sont nombreux et de toutes les couleurs, et quand on a fini de faire trempette on peut aller se sécher le long des bananiers ou cocotiers. Avec notre bateau et équipage incroyable (Anatole, Gabriel, moi, Valérie et Étienne) c'est sûr, notre voyage sera réussi, inoubliable et fantastique.

Marceau

Gabriel

Je suis l’aîné des trois frères, ce qui ne signifie pas qu'on me montre en exemple, mais que (parfois) je dois montrer l'exemple. Ma passion est le tir à l'arc, utile dans un bateau, et je fais du violon, enfin j'essaierai parce qu'avec un bateau légèrement instable ça va être dur. Néanmoins, je préfère la montagne à la mer mais ce n'est pas ce qui va m'empêcher d'embarquer à bord du Breizh-îles.

J'aime aussi le chocolat, les expériences plus ou moins explosives (proposez-moi vos idées!), ou les livres.

Et pour m'être fait une double fracture à l'avant bras gauche avec un angle de 40° et pour avoir reçu 3 mois de plâtre et 1 an de dispense de sport, je déconseille fortement la pratique d'une quinzaine de roues (gym) sans vous être échauffés.

Après un voyage à la réunion où les requins, omniprésents, ont mangé deux personnes, ce n'est pas sans crainte que je me baignerai dans l'océan Atlantique.

Si vous allez en Turquie, prenez le temps d'aller au "karadeniz", meilleur petit restaurant de la Turquie, situé à Istanbul, dans une petite ruelle en face du parc, et commandez de la viande d'agneau: elle est excellente.

Gabriel

Anatole

J'adore nager, plonger, regarder les poissons etc.

JE N'AI PAS PEUR DES REQUINS !

J'ai une vie et une famille formidables.

Le bateau c'est largement mieux qu'une maison !

J'ADORE L'EAU ET LE BATEAU

J'aime bien manger des fruits parce que sinon je vais être malade.

Mon papa Étienne ma maman Valérie mes frères Marceau et Gabriel et moi nous sommes de grand(e)s navigateurs.

Anatole

Valérie

Voyageuse infatigable, j'aime partager ces moments de découvertes avec d'autres. Je suis souvent à l'initiative des conquêtes, j'ai une grande maîtrise du système D, au grand plaisir de la petite famille.

Notre premier voyage avec Étienne c'est le Cameroun, en version nous prenons un vol sec pour un pays d'Afrique où il y a de la place pour le mois d'après sans rien calculer. (une idée à moi, nourrie d'expériences improbables ! )

En sillonnant ce pays en pleine crise, toutes les émotions y passent : peur , sentiment d'impuissance, honte d'être blanc, bonheur des rencontres, joie des paysages, colère, gratitude dans les coups durs... Un magnifique pays, qui m'a toujours donné envie de retourner en Afrique rien que pour les gens qui y vivent.

Les voyages suivants sont moins mouvementés (quoi que ! ), et toujours d'une grande richesse. Maroc, Nouvelle Calédonie, Croatie, Turquie, la Réunion, Maurice etc...et toujours la même motivation, se faisant toute petite, tous les sens aux aguets.

Plutôt montagnarde aux grosses pompes de marche et musicienne-pianiste amateur dévoreuse de partitions que voileuse, j'ai appris à aimer naviguer, à aimer la mer. Cela a commencé par quelques régates en mer du Nord quand j'ai connu Étienne. Avec ses frères, son père, et un équipage taillé pour passer la ligne en bonne position, j'étais toujours la seule fille à bord. Même pas peur !

Au fil des naissances la navigation devient moins sportive. Ce que j'apprécie le plus, c'est de perdre la notion du temps, les amnésies du quotidien, regarder les étoiles la nuit, sentir à quel point la nature est forte, l'ivresse de l'inconnu, le regard de mes enfants ...

Tout lâcher pendant neuf mois, y compris mon poste d'ergothérapeute auprès d'adultes cérébro-lésés en réinsertion socio-professionnelle, c'est un pas que j'ai envie de franchir depuis longtemps. Il faut oser, mais comme a dit Pierre Dac, « le tact dans l'audace, c'est de savoir jusqu'où on va trop loin »

Nous allons juste à côté …

Valérie

Etienne

La voile, la mer, c'est depuis longtemps comme une double vie. Ca a commencé un peu par hasard ou peut-être par destin. A force de crapahuter avec les frangins à la campagne, de traquer les gibiers et le poisson, le week-end et les vacances; nous voilà à essayer la voile de la barque (un Zef...) dans la rivière à 200 mètres de la maison de campagne. En fait de rivière, c'est plutôt un fleuve connu des cruciverbistes: "Aa" avec une rive dans Ch'Nord et une dans le Pas de Calais. A force de tirer des bords tantôt dans le 59 tantôt dans le 62, autant tenter la mer à 5km. Ce fut fait. Là, les numéros ça va de 0 à 360°: c'est quand même autre chose! Rapidement, ca écume toute la côte y compris quelques épopées en Albion et plus fréquemment dans le plat pays. Le virus de la régate aidant, j'ai pris le train du circuit FC8 avec la famille vers plus de plan d'eau en France et Europe. J'avoue ne pas avoir pu arrêter (ou vraiment pas longtemps) depuis maintenant 30 ans.  

En mer, sur un bateau, je me sens donc bien. C'est comme une deuxième nature dès l'approche du port, avec une ambiance attendue, des conditions déjà appréciées, un type de nav envisagée, voire quelques vannes sous le coude. "La chambre" autour d'un pot,... non au moindre prétexte, c'est indispensable (Si il y a un pot, c'est quand même mieux). Comment ne pas faire partager tout ca à Valérie et aux enfants (heu avec du jus de fruit). Oui, leur "initiation" a déjà commencé. Mais maintenant, c'est l'heure du grand bain pour tout le monde, une rupture avec la vie de terrien, le plaisir du voyage et de la découverte, le tout sur un canot plus proche de la "pelle à feu" (toute raison gardée) que de la "caravane".

Je vous dirai si les vannes c'est mieux au Rhum bien qu'un certain Bordelais au palais plus éduqué m'a laissé une moins bonne impression sur le sujet... promis, je vous tiens au courant.

Etienne

Ouvéa 2010, on ne s'en lasse pas !