Carnet de bord



Bon vent au breizh-îles..... Pour Valérie : On pensera à Valérie, Son unique robe et ses chapeaux, On attendra qu'elle nous rejoue, Ses blagues et ses paris, Et aussi du piano . . . Pour Etienne : On a chanté le capitaine, Et sa passion des beaux bateaux, On chantera pour qu'il revienne, Car on le sait Etienne, Passerait sa vie sur l'eau . . . . . . . . . . .
Refrain : On oublie tout, Sous le soleil de Marigot, Mais on pense à vous, En buvant le lait de coco . . . . . . . . . . . . . . Pour Gabriel : On dit que les Caribéennes, Apprécient les intellectuels, Peut-être bien que Gabriel, Étudiera sans peine, Le Zouk et les sirènes . Pour Marceau : Marceau fera la mise en scène : L île au trésor et le ...Kraken, Et tous les jours sera héros, De cette belle aventure, C'est le maître des flots ! . . . . . . . . . . . Refrain : On oublie tout, Sous le soleil de Marigot, Mais on pense bien à vous En buvant le lait de coco . . . . . . . . . . . Pour Anatole : On parlera de Anatole, En vrai pirate des atolls, Il reviendra pour qu'on rigole, Nous raconter l'assaut, Au pistolet à eau . . . . . . . Pour la famille : Tous les Billiet partent en voyage, Vivre ses rêves : c'est très sage, On veut leur dire qu'on est heureux, C'est sûr : on s'y engage, On sera avec eux . . . . . . . . . Final : TRÔPICAUX, Trô. . . Ô . . . PI iii IIII . . . caux . . . . . . . . . Sous ton soleil qui chante, Le temps paraît trop court, pour goûter au bonheur, de chaque jour. . . Le temps paraît trop court, pour goûter au bonheur, de chaque jour . . . TEXTE ÉCRIT PAR CHARLES 1er .


Le chasseur d'arc en ciel :

Voilà sous nos tropiques un fou,
Un homme au chapeau vraiment mou,
Un imbécile heureux, un fieffé Rapetou…
L’autre jour, je remarquais sur notre rocade,
Ce pied nu, ce pauvre en saccades,
Sur le dos, un grand sac d’escapade…
Sa charge était vide, juste remplie de rien,
De vent de rêves aussi, mais point de biens,
Il semblait scruter le ciel avec son chien…
Moi, l’artiste qui donne le temps au temps, espiègle,
De ma hauteur, mes jumelles visant comme l’aigle,
Je découvrais alors un peintre, un sans règles…
L’homme tentait devant moi d’attraper un arc-en-ciel,
Et d’un coup de son baluchon emprisonnait le ciel,
Le temps, les abeilles, mais jamais l’essentiel…
Rudy était un chasseur de chimères et de couleurs,
Il voulait dans son sac à dos le bonheur
D’avoir un jour capturé les primaires chaleurs…
Chaque jeudi de pluie, je le vois ici,
Chasser les arcs et ses idées farcies,
Comme un fou aux bons jeux de vie…
Voilà sous nos tropiques un doux,
Un homme au chapeau pas si flou,
Un érudit gamin, un intelligent en tout…
Je me demande souvent en lisant notre rocade,
Qui ! De Rudy ou des gens pressés en saccades,
Est le mieux loti dans son escapade ?
TEXTE ECRIT PAR JEAN-MARC WOLLSCHEID


Approche de terre. Nous ne l'avons pas enore vue, notre point est incertain mais nous sentons la terre par mille petits changements de l'eau, de la mer, de tous les éléments combinés. Je ne me souviens pas avoir jamais été aussi sûr de la proximité de la côte alors même que notre point n'avait de meilleures raisons d'être douteux. En mer, les sens finissent par retrouver une acuité que les artifices de la vie moderne ont émoussée : on écoute mieux, on voit mieux, on sent mieux. Peut-être
est-ce seulement le temps ui joue un rôle dans l'affaire. On prend le temps d'écouter, le temps de voir, le temps de sentir en interprétant chaque message sensoriel. Dans une ville il y a tellement de bruits qu'au lieu de les écouter, on les repousse. Les sens sont constamment sur la défensive, alors qu'en mer, c'est l'inverse qui se produit. Peut-être qu'à 60 miles de Capetown nous entendions déjà les bruits de la cité ? Je n'en sais rien. Mais il était plus poétique de croire que les dauphins venus en
ribambelle et qui surfèrent des heures entières autour de nous, apportaient à Damien le dernier salut de l'océan Austral.
Texte écrit par Gérard Janichon, "Damien"